Opinion

Abolition des commissions scolaires : Davantage qu’un simple débat de structures


Abolition des commissions scolaires : Davantage qu’un simple débat de structures

Le 17 janvier dernier, la Coalition Avenir Québec dévoilait son plan de gouvernance scolaire dans lequel elle présente sa vision d’un système d’éducation sans commissions scolaires[1].

La proposition a, sans surprises, suscité une levée de boucliers de la part de nos adversaires politiques ainsi que des syndicats et lobbys des commissions scolaires[2]. On nous accuse de vouloir enfermer le Québec dans un débat de structure plutôt que de présenter une vision en éducation qui s’appuie sur les besoins des élèves. Qu’en est-il réellement ?

Qui est le mieux placé pour prendre les décisions ?

Tout d’abord, la proposition caquiste d’abolir les commissions scolaires repose sur des fondements plus solides que de simples économies d’échelles. Dans les faits, cette proposition se base sur un principe simple : ‌‌‌ Ce sont les acteurs du milieu et non les bureaucrates du ministère de l’Éducation et des commissions scolaires qui sont les mieux placés pour déterminer les besoins de leurs écoles et de leurs étudiants.

Dans cette optique, les commissions scolaires seront donc remplacées par des centres de services aux écoles. Ainsi, on renverse le processus décisionnel. Les écoles ne seront plus des succursales des commissions scolaires. Les directions auront une autonomie plus importante et les ressources nécessaires pour s’occuper des tâches administratives supplémentaires.

Décentralisation du réseau : Développer un sentiment d’appartenance envers nos écoles

La fin des commissions scolaires signifie aussi la fin des élections scolaires, dont les taux de participation sont ridiculement bas. Les décisions seront prises dans les écoles de quartier et non dans un grand ensemble régional. Les conseils d’établissement se verront donner une importance réelle, et chaque citoyen pourra concrètement exprimer sa voix et influer sur la gestion de son école. Avec une approche plus humaine et moins bureaucratique, notre système d’éducation sera davantage connecté sur les besoins du milieu, ceux des professionnels et surtout, ceux des élèves.

Avec la décentralisation du réseau de l’éducation, l’avènement d’écoles réellement autonomes sera possible. Le plan caquiste permettra aux conseil d’établissement d’avoir un vrai contrôle sur leurs finances ainsi que la possibilité de décider quels postes budgétaires (livres, informatique, etc.) ils prioriseront dans l’année, ce qui est un exercice impossible actuellement. Il serait même possible pour l’établissement d’épargner des sommes en prévision de projets futurs pour l’école (infrastructures sportives, instruments de musique, etc.).

En permettant à nos écoles d’avoir une vision et une stratégie de gouvernance à long terme, celles-ci pourront se créer des identités propres et un vrai sentiment d’appartenance envers l’établissement d’enseignement pourra se créer pour la direction, l’équipe-école ainsi que les élèves et toute la communauté.

En proposant l’abolition des commissions scolaires, la CAQ propose bien plus qu’un simple changement de structures. Elle propose une vision claire en éducation : Un système où les décisions se prennent près des élèves et près de leurs préoccupations, par les personnes les mieux placés pour connaître leurs besoins, soit les enseignants et les professionnels du milieu! Un pas énorme vers une vision en éducation qui s’appuie, justement, sur les besoins des élèves : moins de bureaucratie, plus de services aux élèves!

Article originellement publié sur : www.7jourssurterre.com

[1] http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201801/16/01-5150283-la-caq-relance-sa-promesse-dabolir-les-commissions-scolaires.php

[2] http://www.lapresse.ca/actualites/education/201801/18/01-5150506-abolition-des-commissions-scolaires-levee-de-boucliers-contre-le-projet-de-la-caq.php