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Pas de monopole pour le cannabis: matière à réflexion


Pas de monopole pour le cannabis: matière à réflexion

Alors qu’il a été annoncé que la constitution d’un monopole public pour la vente du cannabis n’était pas envisagée, la Relève caquiste voit dans cette nouvelle une occasion à saisir.

Effectivement, contrairement à la vente d’alcool qui est l’affaire exclusive de la SAQ, le gouvernement a annoncé ne pas avoir l’intention de reproduire ce modèle pour le cannabis. Dans la mesure où la consommation de cette substance devrait être légalisée d’ici l’été 2018, cette décision s’avère déterminante pour la conduite des débats. Elle démontre que le secteur privé devra jouer un rôle actif quoique l’État doive demeurer impliqué en matière de réglementation pour l’ordre public.

Toutefois, le plus intéressant dans cette décision est la reconnaissance qu’un monopole public de vente ne soit pas la solution contemporaine pour distribuer des produits aux effets controversés. La Relève propose depuis septembre 2016, la fin du monopole de la SAQ dans l’intérêt des producteurs et des consommateurs d’alcool, et ce, sans diminuer les exigences en matière de santé publique. L’annonce relative au cannabis démontre la pertinence de la proposition de la Relève et, surtout, du débat généré.

Ainsi, alors qu’une intervention étatique reste essentielle sur le plan social pour la vente d’alcools et de drogues, la Relève juge qu’il faut donner davantage d’initiative au plan économique relativement à la vente. Alors que l’action de l’État doit être recentrée sur ses priorités que sont la santé, l’éducation et l’aide aux familles, les monopoles de vente pour ces produits ne constituent pas la solution.

En redéfinissant les responsabilités de l’État québécois, il devient possible de créer l’avenir d’une nation plus prospère où les citoyens peuvent être entreprenants et responsables.