Comment peut-on rassembler nos jeunes autour de notre culture québécoise ?

 

 18 mars 2021

Au Québec, la culture a toujours eu un rôle de premier plan pour exprimer notre réalité particulière et nous rassembler autour de ce qui nous distingue. Dans le cadre de la Journée internationale de la francophonie, la Commission de la Relève de la CAQ propose de valoriser notre langue par la création d’un corpus commun de grandes œuvres de la littérature québécoise pour toutes les écoles primaires et secondaires du Québec.

La littérature québécoise, de Louis Hémon à Kim Thúy, en passant par Michel Tremblay, regorge de grandes œuvres qui ont contribué à nous définir comme Québécois, et qui doivent être transmises entre les générations pour assurer la vitalité de notre différence à l’ère de Netflix et de l’hégémonie culturelle américaine.

Transmettre un héritage

L’une des premières missions de l’école est d’être un lieu de transmission de la culture, afin que les générations montantes héritent d’un bagage culturel qui les précède et qu’elles enrichiront à leur tour. En sélectionnant des grandes œuvres littéraires que tous les élèves du Québec seront appelés à lire, on assurera mieux que jamais la vivacité de notre culture.

Ces livres importants, qui ont contribué à édifier l’identité québécoise comme on la connaît aujourd’hui, méritent d’être lus par les plus jeunes, afin de les aider à comprendre tout le chemin parcouru dans notre histoire singulière. Avec un cursus littéraire commun, l’école québécoise sera plus à même de remplir sa mission de transmettre un héritage aux citoyens de demain.

Rassembler autour d’une culture commune

À l’heure où la société devient de plus en plus atomisée, nous avons besoin de la culture comme jamais pour bâtir des ponts entre tous les Québécois. En enseignant un cursus d’œuvres marquantes de la littérature québécoise à tous les élèves du Québec, nous pourrons rassembler les citoyens de toutes origines autour d’une culture commune que nous partageons comme Québécois.

La culture permet aussi de créer des liens entre les générations, et les classiques de notre littérature ont traversé les années parce qu’elles ont su exprimer une part de notre unicité. Des références partagées sont nécessaires pour garantir la cohésion de notre peuple. C’est pour créer ces références communes qu’il est primordial de faire lire nos œuvres les plus marquantes dans toutes les écoles primaires et secondaires du Québec.

Pour affronter l’avenir en restant nous-même, il faut connaître notre passé et ce qui nous distingue. La culture est le meilleur véhicule pour y parvenir. Instaurer un cursus commun des grandes œuvres littéraires québécoises, c’est donc réaliser pleinement la mission de l’école québécoise : transmettre un héritage partagé afin d’unir les Québécois autour de ce que nous avons en commun.

Tarifs préférentiels d’Hydro-Québec: un premier pas vers la souveraineté alimentaire?

 

 10 juillet 2020

Le 10 juillet dernier, le gouvernement du Québec annonçait en partenariat avec Hydro-Québec que l’agriculture en serre bénéficierait désormais de tarifs préférentiels d’électricité. À l’heure où la pandémie nous a fait réaliser les inconvénients d’une trop grande dépendance envers l’extérieur pour nous nourrir, cette mesure permettra d’épauler les agriculteurs québécois et d’amorcer une nécessaire transition vers la souveraineté alimentaire.

En effet, des tarifs réduits pour l’agriculture de serre répondent à plusieurs enjeux auxquels font actuellement face les agriculteurs québécois pour remplir nos assiettes :

  • Réduire les coûts liés à l’agriculture de serre
  • Réduire la dépendance du milieu agricole au propane
  • Utiliser Hydro-Québec à son plein potentiel
  • Diversifier les plantations pour une agriculture 4 saisons
  • Une première étape pour repenser notre agriculture

Réduire les coûts liés à l’agriculture de serre

Dans un pays nordique comme le nôtre, l’agriculture fait face à des défis évidents en raison de la température, qui empêche la culture de certains fruits et légumes pendant une bonne partie de l’année. Dans ce contexte, l’agriculture en serre devient une alternative intéressante pour produire des fruits et légumes québécois à l’année longue.

Cependant, ce modèle entraîne des coûts importants, notamment en ce qui a trait au chauffage. En effet, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) estime que les dépenses en chauffage représentent de 15 à 30 % des dépenses d’exploitation des entreprises de serre au Québec. En moyenne, ces dépenses s’élèvent à près de 40 000$ annuellement, ce qui nuit à la rentabilité des entreprises agricoles, laquelle est pourtant nécessaire pour atteindre une souveraineté alimentaire porteuse de prospérité au Québec.

Réduire la dépendance du milieu agricole au propane
En ayant ainsi accès à de l’électricité à moindre coût, les agriculteurs québécois pourront également se défaire d’une dépendance au propane acheminé du reste du Canada par train. Cette dépendance devient vite handicapante lors de crises ferroviaires, comme ce fut le cas l’année dernière lors de la grève du CN et en début d’année lors des blocages de voies ferrées.

Utilisé pour la production de grains, mais aussi pour le chauffage de bâtiments dans de nombreux élevages, le propane est tombé en pénurie après seulement deux jours de grève en novembre dernier. Une hydroélectricité plus abordable que jamais permettra aux agriculteurs d’éviter de pareilles crises à l’avenir.

Utiliser Hydro-Québec à son plein potentiel

Avec cet appui significatif aux agriculteurs québécois, Hydro-Québec nous rappelle la chance qu’ont les Québécois de bénéficier d’un pareil outil collectif. En effet, depuis la nationalisation de l’hydroélectricité, la société d’État a toujours répondu présent pour servir l’intérêt collectif, et elle le fait une fois de plus pour faciliter notre transition vers la souveraineté alimentaire.

Cette initiative permet également d’utiliser à bon escient les surplus d’hydroélectricité que le Québec accumule chaque année, tout en favorisant les agriculteurs de chez nous.

Diversifier les plantations pour une agriculture 4 saisons

En rendant disponible de l’électricité bon marché pour les producteurs en serre, le gouvernement du Québec espère sécuriser leurs besoins en énergie et leur permettre d’élargir leurs activités. Avec une production en serre diversifiée et active 12 mois par année, les Québécois auront ainsi accès à une plus grande variété de fruits et légumes québécois à l’année longue.

Conséquemment, les fruits et légumes québécois trouveront leur place dans nos assiettes plus longtemps et à des tarifs plus abordables. Avec des agriculteurs locaux plus compétitifs, il sera plus facile de réduire la dépendance alimentaire des Québécois aux produits étrangers. Par le fait même, ceci limitera les risques de bris de la chaîne d’approvisionnement alimentaire fondée sur le principe du “juste assez, juste à temps”, laquelle a été mise à rude épreuve avec la fermeture des frontières dans la foulée de la pandémie.

Une première étape pour repenser notre agriculture

Avec cet investissement structurant pour les agriculteurs de chez nous, le gouvernement du Québec amorce un nécessaire virage vers la souveraineté alimentaire. Cependant, d’autres mesures concrètes doivent suivre pour réussir cet objectif essentiel à l’autonomie du Québec ainsi qu’à la diminution des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Pour amener ce débat plus loin, la Commission de la Relève de la CAQ lance une réflexion dans le cadre de son congrès 2020, intitulée Repenser l’agriculture – Viser la souveraineté alimentaire.

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